« La renonciation du Pape Benoit XVI dans le plein respect du dépôt de la Foi »

 

 

 

La renonciation prochaine du Pape Benoît XVI a suscité un peu partout dans le monde une grande émotion.

Une fois l’effet de surprise passé, il faut reconnaitre que ce choix est en grande cohérence avec ses écrits puisqu’il avait déclaré être favorable à la démission du Pape lorsque celui-ci estime ne plus avoir les forces de gouverner l’Église. On peut aussi y voir un acte de courage, celui de rompre avec une « tradition » multiséculaire, et d’humilité, celle de reconnaitre sa faiblesse et de ne pas se croire indispensable.

 

Ayant été nommé par lui il y a tout juste un an et ayant eu la grâce de le rencontrer pendant une heure le 1er décembre dernier, je rends grâces à Dieu pour cet homme dont la vie fut tout entière donnée au service de l’Église. Malgré un contexte difficile et les attaques dont il a été l’objet, il a eu à cœur de garder intact et de transmettre « le dépôt de la foi ».

De son pontificat, je retiens en particulier son insistance pour que nous approfondissions sans cesse l’intelligence de la foi sans jamais perdre de vue qu’elle doit être « vécue comme expérience d’un amour reçu ». Je n’oublie pas non plus son amour de la liturgie bien célébrée et son engagement en faveur de l’unité entre les disciples du Christ (souligné par nous ; ndlr).

L’Esprit Saint continue de guider l’Eglise ; prions-le dès maintenant pour le pasteur qu’il nous donnera et que nous accueillerons comme un don de Dieu.

 + Olivier de Germay,
Évêque d’Ajaccio