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En vue de la prochaine convocation du conclave pour l’élection d’un nouveau Souverain Pontife,


nous vous proposons de solliciter les grâces divines par une neuvaine de prière qui se déroulera du 1er au 9 mars. Cette neuvaine est composée du Veni Creator Spiritus auquel sont ajoutées la collecte de la messe votive pour l’élection d’un Souverain Pontife et trois invocations.

Afin de permettre à chacun de s’unir à cette neuvaine dès ce vendredi 1er mars, nous en donnons le texte aujourd’hui.

 

Veni Creator Spiritus

 

« La renonciation du Pape Benoit XVI dans le plein respect du dépôt de la Foi »

 

 

 

La renonciation prochaine du Pape Benoît XVI a suscité un peu partout dans le monde une grande émotion.

Une fois l’effet de surprise passé, il faut reconnaitre que ce choix est en grande cohérence avec ses écrits puisqu’il avait déclaré être favorable à la démission du Pape lorsque celui-ci estime ne plus avoir les forces de gouverner l’Église. On peut aussi y voir un acte de courage, celui de rompre avec une « tradition » multiséculaire, et d’humilité, celle de reconnaitre sa faiblesse et de ne pas se croire indispensable.

 

Parce que la messe traditionnelle est « normale », les portes de Saint-Pierre de Rome s’ouvrent grandes au peuple summorum pontificum en pèlerinage international à Rome le week-end de la toussaint 2012.

 

« J’ai accepté [de célébrer cette messe] pour faire comprendre que l’usage du Missel de 1962 est normal. » Par cette simple déclaration faite la semaine dernière au vaticaniste Andrea Tornielli, le cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet du Culte divin, nous donne la clé de ce qui s’est passé ce samedi 3 novembre 2012 à Rome.

Car il s’est bel et bien passé quelque chose samedi dernier place Saint-Pierre : pour la première fois depuis la réforme liturgique, les portes de la Basilique vaticane se sont ouvertes en grand pour laisser entrer en procession plus de 1500 fidèles et ecclésiastiques pour une messe célébrée selon la liturgie traditionnelle. Ils ont rejoint ceux qui les attendaient dans la Basilique pour cet acte solennel (on peut aussi regretter du point de vue pastoral que, pour des raisons de sécurité – c’était un Préfet de dicastère qui officiait – le personnel de la Basilique ait préféré ne pas ouvrir les barrières derrière lesquelles se pressait une foule impressionnante de plusieurs milliers de fidèles qui auraient aimé participer).

 

Extrait de l’homélie du Cardinal Canizares, le 3 novembre 2012 à Saint-Pierre de Rome

 

 

« Le Motu Proprio Summorum Pontificum, don pour toute l’Église »

 

 

Messe du Cœur Immaculé de Marie

 

Chers frères et sœurs,

 

Nous célébrons l’Eucharistie, le sacrifice rédempteur du Christ, qui s’offre au Père sur la Croix, comme un sacrifice total pour les hommes. Au pied de la Croix se trouvait Marie, sa Mère. Et c’est là qu’il l’a désignée comme notre Mère. Jésus s’est donné tout entier à nous, jusqu’à nous donner sa mère.

 

Au pied de la Croix du Fils, se trouvait la Vierge très sainte, Mère de l’Amour et Dame des Douleurs, parce que Mère de Celui qui est l’Homme des douleurs. C’est au pied de la Croix de Notre Seigneur que se dévoile entièrement le mystère du Cœur immaculé de Marie et celui de la sagesse de Dieu qui l’enveloppe et l’habite, sagesse de l’amour qui se fait pleinement présente dans le Fils, qui nous a aimés jusqu’à l’extrême limite, comme dans le sacrifice de l’Eucharistie. La Vierge n’abandonne pas son Fils, Jésus, Fils de Dieu vivant, duquel elle est inséparable. Elle l’accompagne jusqu’au Calvaire, jusqu’au bois de la Croix, et le recueille dans ses bras à Sa descente de Croix, inanimé, avant Sa mise au tombeau.

 

 

 

32 évêques des provinces de l’Ouest de la France ont été reçus ce matin par le Pape Benoît XVI à Castel Gandolfo. Dans un discours tout en douceur dont notre Saint-Père a le secret, il a remis en cause un certain nombre d’attitudes en vogue dans les diocèses.

 

Par exemple, sur les regroupements paroissiaux, rendus nécessaires par la raréfaction des prêtres, et qui mobilisent nos évêques, Benoît XVI rappelle, après avoir cité le texte de CEF « les laïcs en mission ecclésiale en France » :

 
« Toutefois la solution des problèmes pastoraux diocésains qui se présentent ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient. Le risque existe de mettre l’accent sur la recherche de l’efficacité avec une sorte de « bureaucratisation de la pastorale », en se focalisant sur les structures, sur l’organisation et les programmes, qui peuvent devenir « autoréférentiels », à usage exclusif des membres de ces structures.

Celles-ci n’auraient alors que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière. L’évangélisation demande, en revanche, de partir de la rencontre avec le Seigneur, dans un dialogue établit dans la prière, puis de se concentrer sur le témoignage à donner afin d’aider nos contemporains à reconnaître et à redécouvrir les signes de la présence de Dieu. »

 

De même, sur la place croissante donnée aux laïcs dans les missions ecclésiales, Benoît XVI déclare :